Lundi 19 janvier 2009
Histoire d'exorciser je ne sais quoi, voici quelques vieux écrits. En espérant qu'ils vous plaisent !! Moi je me suis surprise, sans prétention aucune.

Cette pauvre femme est trop blessée
Elle portera en elle à jamais
Blessures et souvenirs passés
Mais il y a toujours un mais.

Un mais qui fera qu'elle peut se relever
Car aucun homme ne peut anéantir
Le cœur d'une femme aussi hantée
Par de mauvais souvenirs.

Elle ne pourra que s'ouvrir au bonheur
Aller au delà de ses blessures
Chercher au fond d'elle, pure
Tout ce qui ne peut qu'être meilleur.

Alors elle sera devenue invincible
Plus personne ne pourra la blessée
Elle sera le bonheur incarné
Car le pire elle en a déjà été la cible...


"Au-delà de l'extrême tristesse se trouve la joie parfaite."

Optimiste citation de ce cher Georges Dor
Auteur réaliste ? Ou route pavée d'or ?
J'ai presque envie d'y croire
Si seulement j'avais pu voir...

Voir que tout s'effondrait
Qu'on ne faisait que calfeutrer
Des fissures trop écartées
Qui ne demandaient qu'à éclater.

J'ai espéré jusqu'au bout un toujours
J'ai même cru, oh oui, au grand amour
Mais ce n'était que fétu de paille
Qui fout en moi une sacré pagaille.

En effet, ce jour, tu m'as quitté
Mais ne crois pas être le premier
En moi, tant d'absences et de départs
A se demander si je n'y prend part.

Défilent les larmes et les souvenirs,
Cinq ans de haut, cinq ans de bas,
Je croyais faire tout pour te retenir
Quelque chose m'empêchait de te rejoindre toi ?

Des mois que j'essaye de devenir moi
Pour que tu m'aimes, pour que tu restes
J'ai perdu mon temps durant ces mois
Plus jamais je n'aurais tes gestes.

Vient le temps de la reconstruction
Prendre chaque morceau, un à un,
Tout recoller, style grande opération,
Mais, pour sûr, plus jamais je ne ferais un.

Tout est à refaire dans ma tête, dans mon âme
S'accrocher à chaque branche, éviter les entames
Mais, de toute façon, même les meilleurs soudures
N'effaceront jamais toutes les blessures...

Alors vais-je atteindre l'extrème tristesse
Afin de pouvoir re-vivre dans l'allégresse...?
L'histoire de s'arrête pas là, bien sûr,
Mais qui racontera la suite... si dure ?


"Jamais plus..."

Jamais plus
Tu ne penseras à nous
Jamais plus
On ne parlera en nous
Jamais plus
Nous serons nous deux
Jamais plus
Je ne penserais à deux

Avec le choc, j'avais tout imaginé
Une erreur, un retour, une folie,
Pourtant, après, rien que d'y penser
Je sentais que tout était fini

Le dernier baiser sonnait si faux
Et pourtant moi je l'ai donné amoureusement
Sans me rendre compte que finalement
Ca serait peut être le dernier bécot

Jamais plus
Tu ne penseras à nous
Jamais plus
On ne parlera en nous
Jamais plus
Nous serons nous deux
Jamais plus
Je ne penserais à deux

Mentalement, mes bras se tendent encore
Vers un vide qui ne sera jamais comblé
Première douleur vive qui prend au corps
Le secoue, le détruit, le jète, abandonné

Un regard en hameçon a cherché un espoir
Mais alors je n'y ai vu que du noir
Rien ne pouvait changé ta décision
Et là j'ai pensé à te dire non

Jamais plus
Tu ne penseras à nous
Jamais plus
On ne parlera en nous
Jamais plus
Nous serons nous deux
Jamais plus
Je ne penserais à deux

Peine perdue, rien n'arrivait à sortir
Les larmes ont coulé, prêtes à te retenir
Tu es parti, m'a laissé me vider
De toute cette eau trop accumulée

Flots incessant tout au long de la journée
Rien à faire, il a fallu me renforcer
Sortir afin de ne pas recommencer
Puisque tes bras ne pouvaient plus me consoler...

Jamais plus
Tu ne penseras à nous
Jamais plus
On ne parlera en nous
Jamais plus
Nous serons nous deux
Jamais plus
Je ne penserais à deux

A présent, je vois trop le temps passer
Celui que près de toi je chérissais
Plus jamais je ne croiserais le regard
De celui qui était devenu mon phare

Jamais plus
Nous ne serons deux
A présent
Je casserais des oeufs...



Et un plus récent :

"Une petite mélancolie"

Ce ne sont que quelques mots
D'une qui ne sait si elle doit oser
Prier le ciel par monts et par vaux
Pour que l'espoir vienne se poser

Ces quelques mots pour évacuer
Ce qui fait entrer la musique
De simples pensées embuées
Un concert de phrases acoustiques

Une petite mélancolie fredonne
A chaque nouvelle pensée qui s'envole
Une petite mélodie résonne
A chaque image, à chaque parole

Plus qu'un petit air simple
Un immense manque sans comble
De quoi faire taire un baratin
Mais pas la sensation d'abandon

Pas de rythme endiablé
Juste un peu entrainant
Assez pour laisser tourner
Ce mouvement dissonant

Une petite mélancolie fredonne
A chaque nouvelle pensée qui s'envole
Une petite mélodie résonne
A chaque image, à chaque parole

Bientôt ...
Pour toujours...
Le retour viendra...
Bientôt...
A jamais...
Je serais là...
Bientôt...
Sûrement...
Et bien au-delà...

Ce ne sont que quelques mots
D'une qui ne sait si elle doit oser
Prier le ciel par monts et par vaux
Pour que l'espoir vienne se poser

Une petite mélancolie fredonne
A chaque nouvelle pensée qui s'envole
Une petite mélodie résonne
A chaque image, à chaque parole...

Par Opheliane - Publié dans : Poèmes - Communauté : Inspirations poétiques
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Lundi 1 septembre 2008

Petit essai encore, commencé il y a bien plus de deux ou trois ans et sur lequel je suis retombée ce soir. J'ai un peu continué, j'hésite à en rajouter, peut être quelques modifications cette semaine lorsque je l'aurais fait relire. Si vous avez des objections, des fautes à corriger, des tournures à améliorer, n'hésitez pas, il est pour le moment en mode brouillon à revoir ^^ ! (en italique dans le texte, ce sont plus des pensées que des paroles...)

 

 

Eloïse est une jeune femme tourmentée par ses relations avec les habitants de sa nouvelle vie. Elle vient d’arriver dans ce pays où elle ne connaît personne, parle la même langue mais n’a pas la même culture ni les mêmes habitudes et façon de penser. Voici ce qu’il en ressort :

 

« Qu’est ce qu’une pièce rapportée, d’après vous ? Hum ? Genre quelque chose qui ne sert pas vraiment, mais qui est là, qui décore ou qui sert qu’à certain moment…quand on veut bien. Une chose ou…une personne. Vous savez, le genre de personne, comme moi, qui débarque un jour, dans une région, avec ses bagages - autant matériels que culturels - seule. »

 

Et surtout qui, malgré les rencontres et les soirées, reste seule tout de même. Le rejet non-avoué, indirect, je ne sais pas si beaucoup de gens le connaissent. En tout cas, c’est ce que ressent Eloïse :

 

« Comment peuvent-ils me permettre de leur adresser la parole, de discuter, quelques minutes, avec eux, et s’offusquer lorsque je leur demande ce qu’ils font dans 3 jours ? »

 

Et oui ! Le politiquement correct sûrement Eloïse. Ou on ne sait quelle autre expression.

 

Une pièce rapportée, une petite pièce, toute petite, qui n’est là que pour faire jolie, pour combler, pour ne pas être seul, ou que sais-je ? Eloïse était cette pièce rapportée, du moins c’est ainsi qu’elle le vivait. On lui posait les questions classiques :

 

« Tu vas bien ? Et le boulot ? »

 

Bien bien… le boulot, je cherche, je trouve, je recherche…

 

Bien bien… je me cherche, je me trouve, me recherche et me perd…

 

« Ah c’est bien ça ! »

 

Et on repart dans d’autres conversations avec les autres et on oublie pour un temps la pièce rapportée. Chacun parlant son langage sans essayer de comprendre celui de l’autre. Pourtant elle a essayé, elle. S’intégrer, comprendre, participer. Mais quand on ne peut regarder qu’à travers une porte à peine entrouverte, ou par le trou d’une serrure bien verrouillée, difficile d’entrer dans le monde. Passer en force ? Ce n’est pas le genre de la pièce rapportée. Pas le genre d’Eloïse, elle veut qu’on l’accepte pour ce qu’elle est, pas pour ce qu’elle fait. Là encore, dure entreprise que celle-ci.  Surtout quand celui qui a ramené la pièce rapportée ne juge que par rapport aux faits lui aussi.

 

« Ahahahahahahahahahaha ! Tu savais pas ça ? »

 

« Euh non… j’aurais du savoir ? »

 

« Ah non c’est vrai que tu peux pas comprendre… ! »

 

« Bah expliquez donc, je comprendrais peut être… »

 

« … »

 

Dur combat en effet… Surtout quand la réponse persiste dans : « Mais non, tu ne peux pas comprendre, t’es pas d’ici… » Bah bien sûr. Surtout n’expliquez pas, j’en ai pas besoin…

 

Alors quand on est une pièce rapportée, on se tait, on suit, ou on s’en va. Eloïse est restée, elle s’est battue, en vain. Il a fallut plusieurs années pour que certains avouent que, finalement, elle était acceptée… Mais c’était trop tard. Car tout est terminé à présent, bientôt même repartira-t-elle dans sa contrée, avec sa culture, sa vision des choses, nourrie de tout ce qu’elle ne veut plus voir ni subir… Et encore moins faire subir…

 

« Mais.. c’est pas trop dur ? »

 

Ca dépend pour quoi…

 

« Non pourquoi ? Je l’ai choisi, je l’assume, j’aime et rien d’autre… »

 

« Ah quand même hein, moi si j’étais toi… »

 

Oui mais personne n’est moi… C’est ce que les gens ne comprennent pas chez la pièce rapportée… Elle a besoin que d’une chose, c’est qu’on lui montre un peu de respect, qu’elle devienne une pièce à part entière de l’œuvre et non un truc qu’on peut enlever à tout moment sans qu’on ait l’impression que quelque chose manque. Faire partie du tout, pas du peut être… Jamais elle n’avait eu cette impression, et il y a des gens et des endroits qui font tout pour que vous ne fassiez pas partie de ce tout existentiel.

 

Heureusement, tout n’est pas rien et rien n’est pas tout. Et les choses évoluent, les rencontres se multiplient et les choses s’arrangent.

 

Une pièce rapportée ? C’est ce qui ne devrait pas se refuser. Une pièce rapportée, ça devrait se fondre et s’accepter. Une pièce rapportée c’est fait pour faire évoluer, grandir, agrandir le puzzle de la vie. Une pièce rapportée n’est pas là pour être brisée…

 

 

 

 

Par Opheliane - Publié dans : Essais - Communauté : Inspirations poétiques
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Mercredi 20 août 2008

Petite inspiration de la fraicheur du soir dans un coin reculé du Sud de la France... enfin reculé... C'est la Camargue quoi ! ;-)

Un chant de cigales
Un air de mistral
Voici la sourde musique
De ce midi authentique

Une chaude lumière
Ecorche nos oreilles
Sans regarder derrière
Si cela émerveille

Et si le vent marin s'en mêle
C'est la grisaille qui s'amène
Sans crier gare, sans un regard
Pour celui qui s'égare

Douce et belle complainte
De ces vents qui s'emmèlent
Mélange d'azur et d'autres teintes
Qui s'harmonisent quand on les hèle

...

Le coeur appelle les couleurs
De cet air sempiternel
De peur d'y perdre l'humeur
Et ce qui rend les choses éternelles





Par Opheliane - Publié dans : Poèmes - Communauté : Inspirations poétiques
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