Réels ou Imaginaires ? Mes récits sont un peu les deux, car il y a toujours une part de nous et donc de réel dans ce que l'on écrit ! Venez les lire et les commenter, je vous accueillerais avec plaisir !
Les couloirs étaient très faiblement éclairés. Les trois elfes des bois avaient du mal à se diriger dans le dédale. Plus ils avançaient, plus la température semblait baisser aussi vite que la clarté de Sol. Des sons de voix se firent entendre au loin. Ils prirent la direction du bruit et soudain se dévoila sous leurs yeux une immense cavité à plusieurs étages, en haut comme en bas. Tous semblaient fourmiller de monde. Elvil-Gan emprunta l’escalier menant au creux de la grotte, semblant connaître le chemin à suivre. Son fils ne s’arrêtait plus de regarder partout et tout le monde d’un air ahuri. Jamais il n’aurait imaginé qu’un lieu pareil pouvait exister.
Il percuta presque son père lorsque ce dernier se retourna devant une grande entrée obstruée par un magnifique tissu. Une voix sortant de nulle part s’éleva.
-« Entrez donc Elvil, nous vous attendions. »
L’elfe des bois écarta le précieux rideau et laissa passer sa femme et son fils avant de prendre leur suite. La lumière était feutrée mais ils y voyaient beaucoup mieux à présent. Etait-ce leur vue qui s’habituait ou un effet magique, Caliomyr n’en était pas certain. Un grand elfe noir se tenait au milieu de la pièce, assis sur une chaise à grand dossier. A côté de lui, en demi-cercle, se trouvaient deux autres personnes qui les regardaient d’un air sévère. Derrière le premier elfe, une femme debout, vêtue d’une armure luisante, semblait complètement immobile.
Son père s’approcha de l’elfe noir et prit ce dernier dans ses bras dans une accolade amicale. Ils se frappèrent mutuellement le dos puis se séparèrent. Sa mère fit une révérence et poussa ensuite son fils à s’incliner de même.
-« Alderic, mon ami, je te présente mon second fils, Caliomyr. Je lui avais fait la promesse de lui trouver un mentor afin de se forger au mètier de la guerre. Le voici donc comme promis.»
-« Aaahh ! Le voilà enfin ce dernier enfant. Justement, j’y songeait il n’y a pas longtemps et je pense lui avoir trouver quelqu’un qui puisse le prendre sous sa coupe pendant un certain temps. »
Il se leva et se dirigea vers le jeune elfe. Il fit le tour puis s’arrêta dans son dos. Il semblait regarder au dessus de lui.
-« Tilarë, je te charge de t’occuper de cet enfant. Apprends lui tous les rudiments des armes et du combat. Je pense que tu es la meilleure pour ce genre de mission. L’art de la guerre n’a presque plus de secret pour toi, il me semble. »
La femme en armure, restée jusqu’à présent immobile derrière la chaise, s’avança jusqu’au milieu de la pièce, le visage impassible.
-« J’accomplirais cette mission, Alderic. »
-« Caliomyr, voici ton mentor à présent. Elle n’a pas une très grande conversation mais cela n’est pas le but de ton apprentissage. Tu es sous sa responsabilité jusqu’à ce qu’elle décide, et personne d’autre, que tu es prêt à partir au front. »
Le jeune elfe des bois ouvrit grand ses yeux à l’annonce de la décision. Voilà qu’il venait d’arriver que déjà il allait devoir s’entraîner. Et pas avec n’importe qui, non, avec une grande guerrière nommée Tilarë. Elle lui fit un signe de tête pour qu’il la suive et ils sortirent de la pièce.
Yano 8862. Trente yanos d’apprentissage. Trente yanos dans ces grottes et leurs alentours, à combattre, survivre, s’affronter. Dix yanos qu’il languissait de se retrouver aux côtés de sa famille afin de repousser l’assaillant. Les zones de combat s’éloignaient de plus en plus et l’alliance gagnait du terrain sur l’armée de Dragoon. Il espérait chaque djay une annonce de son maître d’arme Tilarë. La phrase qui le libérerait enfin de son entraînement, qui dirait qu’il était fin prêt à combattre auprès des siens. Cette guerre n’en finissait plus, les désastres s’accumulaient au fil des monads. Il lui restait une épreuve à affronter avant d’en finir. Tilarë tentait à chaque fois de l’y préparer, compliquant les exercices et forçant ses attaques au maximum.
Ce marn, il se leva l’esprit léger et le cœur rempli de courage et d’excitation. C’était ce djay que cela se déroulerait, il en était certain.