Réels ou Imaginaires ? Mes récits sont un peu les deux, car il y a toujours une part de nous et donc de réel dans ce que l'on écrit ! Venez les lire et les commenter, je vous accueillerais avec plaisir !
La patience, je dois en avoir beaucoup. Ou est-ce parce que je n’ai plus aucune notion de temps ? Depuis combien de temps suis-je ici ? Ai-je un repas par jour ? Deux peut être ? Ce sont les seuls moments où j’ai conscience de l’extérieur.
Qui est là ? Quelqu’un vient de me secouer brutalement pour me réveiller, mais je ne perçois encore qu’une silhouette sombre. Une douleur aigue me saisit alors au niveau du dos et des jambes. Je sens ma bouche s’ouvrir pour hurler sous la douleur. Mais toujours aucun son ne se fait entendre. Ils me traînent difficilement, j’essaye de résister mais je n’ai aucune force, et chacun de mes mouvements me fait mal. Ils semblent rigoler, j’entends d’autres voix dans le couloir. Sûrement d’autres prisonniers. Pourquoi est-ce que je ne les entends pas d’habitude ?
Cette fois-ci, on ne fait pas m’asseoir sur une chaise. Je tombe sur le sol, il est humide. On me parle…non ! On me hurle dessus mais je ne comprends rien. Le peu de vêtements que je porte sont arrachés violemment. Soudain, j’entends de l’eau coulée, je commence à comprendre pourquoi c’est si humide par terre. L’eau glacée se déverse sur moi. Elle me single la peau mais me rafraîchie à la fois. Comment peut-on avoir terriblement mal et à la fois sentir comme un réconfort naissant tout au long de son corps. J’essaye de me recroqueviller sur moi-même pour empêcher l’eau de fouetter ma peau endolorie. Une des personnes présente commence à me secouer, à me tenir pour que je reçoive le jet glacé. Je ne peux pas résister. J’ouvre la bouche, de l’eau me rentre à l’intérieur et m’oblige à la laisser fermée. Une fois libre, je m’adosse au mur juste à côté. L’eau s’est arrêtée et un courrant d’air me fait frissonner. On me frictionne le corps, sûrement pour enlever l’eau qui ruisselle sur moi plus que pour me réchauffer. On essaye de me faire marcher, je ne sais vers où.
Soudain, une main plus douce semble me donner une sorte de tissu dans la main. Je tente de l’attraper mais je ne sais qu’en faire. Je le tâte alors et constate que c’est un pantalon. J’essaye de l’enfiler, il est chaud, mais je manque tomber et quelqu’un me rattrape. Tenu par les épaules, j’arrive cette fois-ci à m’habiller. Un autre vêtement arrive dans mes bras. Je suppose que c’est une chemise et tout en m’appuyant sur la personne la plus proche, je l’enfile non sans mal.