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Réels ou Imaginaires ? Mes récits sont un peu les deux, car il y a toujours une part de nous et donc de réel dans ce que l'on écrit ! Venez les lire et les commenter, je vous accueillerais avec plaisir !

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Enfermé ! (1ère partie)

 


La porte claque. Le gardien referme la serrure. Le bruit de la clé se met à résonner dans ma tête. Mes jambes perdent de leur force, je tombe à genoux, les mains sur mon visage ruisselant de sueur. Que se passe-t-il ?

Pourquoi ? Pourquoi suis-je enfermé ici, seul ? Je sens encore les fers à mes poignées et à mes chevilles. Cela me brûle.

Il fait très sombre, je distingue à peine les contours de ma couche de paille. Une petite fenêtre se trouve au dessus, parsemée de barreaux, laissant passer le vent. Que dois-je faire ici, qu’attendent-ils de moi à présent ?


POURQUOI ? La question ne fait qu’empirer mon mal de crâne sans en faire venir la réponse. Je ne me souviens de rien. On est venu me chercher, puis l’on m’a emmené dans cet endroit, attaché solidement et entouré de gardiens. Pour quelle raison ? Je ne l’ai même pas demandé. Je ne le sais pas. Personne n’a pris la peine de me le dire. Je rampe jusqu’à la paillasse et m’adosse au mur.


Des bruits de pas me réveillent. Je me suis assoupi, impossible de savoir pendant combien de temps. Ils se rapprochent, je me recroqueville dans le coin de ma cellule. J’espère et je redoute à la fois qu’ils ouvrent ma porte. Les pas s’éloignent doucement. Je sens mes paupières tomber de nouveau.


Je me réveille en sursaut. Où suis-je ? Que se passe-t-il ? La porte. On frappe à la porte. Je ne vois presque plus rien. Je rampe vers où provient le bruit. On semble prononcer un nom. Le mien sûrement. Je me hisse à l’aide du mur et essaye de répondre à l’appel. Impossible. Ma bouche n’émet aucun son. Ai-je pu prononcer un mot déjà ? Je tape sur la porte pour faire connaître ma présence. Je sens quelque chose se cogner à mon pied. Je me baisse. C’est humide, rond. J’essaye de prendre ce qui semble être un plat. L’odeur âcre me monte au nez. Mon estomac se réveille enfin et réclame son dû. Je tente de me diriger à l’opposé de la porte pour manger.


Mes paupières lourdes d’ennui se lèvent doucement. L’assiette est toujours là, sur mes genoux. Il ne reste plus rien. Je lève la tête. Mais où est donc passée cette fenêtre ? Y en avait-il une au moins ou l’ai-je rêver ? Non, ce n’est pas un rêve, peut être un cauchemar. On ouvre ma porte. La serrure fait un bruit énorme dans le silence de la pièce. Les pas s’approchent, on me parle, je ne peux pas répondre, je ne comprends pas ce qu’ils disent. Ils me soulèvent brusquement, leurs mains sous mes aisselles suintantes. Mes forces m’ont quitté. Je ne tiens plus sur mes jambes et mes pieds traînent sur le sol. Des lueurs me brûlent les yeux, il continue de faire sombre, je distingue à peine les formes qui m’emmènent.


J’entends plusieurs voix, différents tons. On semble me hurler dessus. On me fait asseoir dans un fauteuil, brutalement. Il est doux et moelleux au toucher. J’ai l’impression de ne pas y voir et pourtant je sens que mes paupières sont ouvertes. Les mots s’envolent dans la pièce, tous parlent en même temps. Une langue incompréhensible. Une porte s’ouvre et une autre personne s’approche. Je sens une main se poser sur mon épaule.

La suite par ici ... 

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