Réels ou Imaginaires ? Mes récits sont un peu les deux, car il y a toujours une part de nous et donc de réel dans ce que l'on écrit ! Venez les lire et les commenter, je vous accueillerais avec plaisir !
J'avais fait ce "petit" résumé après le concours afin de l'afficher dans mon profil de personnage des Royaumes Renaissants : Bonne lecture !
Voici ce que l’histoire raconte, de rumeurs en rumeurs, de tavernes en tavernes …
Il était une fois (comme dans tout conte), une jeune duchesse amoureuse de la vie et de la liberté. Liberté de faire ce qu’elle a envie, au moment où elle en a envie. Liberté de parcourir les champs et les forêts à sa guise, seule ou accompagnée, et de ne revenir que quand elle le voulait bien. Elle vécut ainsi pendant plus d’une dizaine d’années, vivant avec son père, ayant perdu sa mère depuis bien des lustres.
Sauf qu’un jour vint le terrible moment de lui choisir un mari digne de ce nom. La jeune Alix, alors âgée de 16 ans, ne trouvait pas l’idée de son père à son goût et décida qu’il en serait autrement. Le soir de son bal de fiançailles, la jeune demoiselle prépara ses affaires et s’enfuit après les premières danses.
Elle fut cherchée dans tout le château et ses environs, tous les serviteurs cherchant la moindre trace de son cheval ou de ses petits pieds dans le sol alentour. Mais la belle Alix était beaucoup plus maligne.
Personne ne la revue pourtant, et une autre fit son apparition. Nous continuerons à l’appeler Alix, afin de ne pas dévoiler son prénom d’emprunt du moment. La troupe de saltimbanques invitée par le Duc, par contre, s’était bien remplie les poches lors de la panique. Et c’est lors de leurs réjouissances quelques jours de marche plus tard, qu’ils s’aperçurent de la présence de leur nouvelle passagère. Ils lui apprirent tout ce qu’ils pouvaient : Le jonglage, le théâtre, les acrobaties et même à se battre…Et elle excellait en plus. Mais ce qu’elle ne savait pas encore, c’était que la gourmandise et l’envie était très difficile à retenir.
A chacune de leur représentation, et surtout au sein des plus grandes familles, un de la troupe se détachait pour aller explorer les chambres et les cuisines de la demeure. Au fur et à mesure, l’un après l’autre, ils allaient chercher ce qui leur convenait et l’entreposait dans leur tonneau ou sous des couvertures. Puis ils repartaient sans même être inquiétés, souvent très tard dans la nuit.
Alix, de son premier prénom, ne se doutant de rien au départ, leur fournissait un bon alibi. Jusqu’à ce qu’elle les découvre et fasse elle aussi partit de leurs manœuvres. Petit à petit, elle apprit à se faire de plus en plus discrète et c’était même elle qui s’en occupait la plupart du temps. Chose qui arrangeait bien la troupe mais qui préférait se taire et la laisser faire, trop naïve qu’elle était à l’époque.
Sauf que, même si on en a assez, on en veut encore…Jusqu’à faire la même chose sur les routes, mais cette fois par la force des armes. Vu qu’ils s’entrainaient durement la plupart du temps et qu’ils étaient doués d’une bonne agilité et d’une bonne souplesse, la plupart des guet-apens se déroulaient sans problème. De plus, leur costumes divers et variés leur permettaient de ne jamais se faire reconnaitre. Grâce à ses beaux atours, Alix jouait un rôle primordiale dans les embuscades. Je vous laisse deviner la suite…
Puis les années ont passés, et Alix sentit son cœur battre de plus en plus fort pour le bel Héric. D’ailleurs, elle s’en mordit les doigts beaucoup plus tard. Il se servit alors d’elle et de son amourette pour lui faire faire des tas de choses, toutes pas très honnêtes, tout en continuant les spectacles à droite à gauche. Au départ, ravie de pouvoir porter à nouveau de belles toilettes, la jeune fille ne se faisait pas de souci quant à l’honnêteté de leurs actes. Elles savaient bien sûr que cela était illégal, mais pour elle, ils étaient si bons qu’ils ne se feraient jamais attrapés.
C’était sans compter sur la trahison. Elle était bien jeune d’ailleurs pour savoir que cela pouvait exister. Mais elle l’apprit à ses dépends et par la personne la plus proche : Héric.
Lors d’une prise par les autorités alors qu’elle s’était absentée, le bel amant en profita pour l’accuser des pires maux. Et la troupe le suivit dans son témoignage. Les marchandises que les soldats trouvèrent lui appartenaient et personne n’était au courant. Lorsqu’elle voulut revenir au campement, elle les découvrit en train de l’attendre. Elle se dissimula dans les environs, attendant patiemment la nuit, puis se faufila pour prendre plusieurs affaires et partit sur les routes, seule…
Sa description fit le tour des villages alentour et elle dut se nourrir par ses propres moyens ou alors se cacher afin d’aller chaparder sur quelques étalages de marchand. Ce n’est que plusieurs mois plus tard, pensant être tranquille, qu’elle se décida de rester à la même place. Elle choisit Montluçon et le prénom d’Opheliane et jusqu’à ce jour, essaye de survivre à ses souvenirs et à sa haine…