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Royaumes Renaissants

Mercredi 6 septembre 2006
Et oui ! Me revoilà ! Et avec un nouveau texte en plus ...

Je vous le présente vite fait : Je suis en ce moment sur un nouveau jeu : Royaumes Rennaissants, jeu en php se déroulant dans le Haut Moyen-Age. Et bien sûr, qui dit nouveau jeu, dit nouvelle histoire pour mon personnage ! Et quand en plus, sur le forum, se déroule un concours d'histoire, imaginez bien que je n'ai pas pu résister, je me suis inscrite : Et voilà le résultat :


Entre Liberté et Contraintes

 

La fête battait son plein dans le village de Montluçon lorsqu’une troupe fit son apparition sur la grande place :

Oyez, oyez, braves gens et nobliaux ! Venez écouter l’histoire que les rumeurs propagent de ville en ville. Moi, Bertrand, conteur de métier, je vais vous faire entendre le plus étrange récit de tout ce présent siècle ! Approchez ! Approchez ! Mais surtout, ne cherchez plus la belle Alix, elle s’est perdue dans les méandres des contes et ne reviendra plus en ce monde …

 

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La jeune femme se sentait lasse ces jours-ci et encore plus ce matin. La vie de château n’était pas pour lui déplaire, mais cela la changer trop de ses habitudes. Ce qu’elle préférait : Courir, marcher, galoper à cheval, partir un jour sans savoir quand elle prendrait le chemin du retour…Son père avait mis un frein à tout cela depuis qu’elle était bonne à marier. Il avait rassemblé sa dot et envoyé des missives à tous les duchés voisins afin d’inviter les nobliaux et chevaliers alentours à son premier bal. Il voulait la présenter à la société. Mais pour cela, elle devait d’abord en payer le prix par un enfermement constant dans les salles du château. Ses seules occupations se résumaient à essayer des robes, à manger — enfin à minauder sur ce qu’on lui servait — à essayer des coiffures, et à apprendre à danser, sans compter celles liées à son éducation depuis son plus jeune âge : lecture, écriture et chant. Elle en était là de ses préoccupations lorsque, par la fenêtre, elle aperçut au loin plusieurs cavaliers en direction de sa demeure. Plus qu’une journée, et son père lui trouverait un mari, vieux et plein d’écus, pour l’emmener loin de son pays natal…

 

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Le château du Duc n’était pas très étendu mais fort bien bâti et très massif, il représentait une bonne défense de ce coin du duché. Lorsque Héric et sa troupe s’avancèrent vers la grande porte, ils ne purent que s’en rendre compte. Cette forteresse ne devait pas être facile à assaillir. Peu leur importait d’ailleurs, en tant que saltimbanques, ce genre de déductions n’allaient leur servir que pour leurs histoires de troubadours et leurs pièces de théâtre. Ils étaient conviés afin de mettre de la joie et de la bonne humeur dans cette demeure lors du bal de la jeune châtelaine, la belle Alix. D’après le Duc, cette fête devait être exceptionnelle, et il comptait bien sur eux pour qu’elle le devienne véritablement. Il voulait impressionner les autres seigneurs et ainsi gagner en réputation auprès du Royaume. Une fois passée les deux portes de la forteresse, la petite troupe s’arrêta à leur emplacement et préparèrent leurs tentes pour les festivités extérieures ainsi que leurs matériels pour celles du grand repas du soir.

 

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            Le Comte Benoît se tenait bien droit sur son beau destrier. A quelques lieues se trouvaient les murailles du château. Il avait réfléchi à son entrée dans la cour et il avait donné ses ordres : Une arrivée prestigieuse mais sans trop de prétention. Personne ne devait savoir à l’avance que ce mariage avait été plus ou moins arrangé avec le Duc. Son inquiétude se portait à présent sur la réaction de la jeune damoiselle. Son père lui avait dit qu’elle n’avait pas un caractère facile mais qu’elle écouterait son père, au moins par honneur. Le Comte Benoît n’en espérait pas moins. Cela lui permettrait de pouvoir récupérer le duché avec tout ce que cela pourrait entraîner pour lui et ses proches.

 

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            Alix courrait à travers les couloirs de l’aile gauche. Ce qu’elle venait d’apprendre l’avait mis en rage, comment son père avait pu lui faire cela ? La promettre au Comte Benoît, cette pourriture, alors que peut-être d’autres chevaliers se seraient présentés. Dans ce dernier cas, elle aurait été moins réticente au mariage, si seulement elle pouvait choisir son prétendant. Petit à petit, elle perdait sa liberté de petite fille gâtée, et cela, elle ne le supportait pas.

Elle ne s’arrêta que lorsqu’elle fut dans sa chambre, puis sur sa terrasse personnelle. De là, elle pouvait observer aisément la cour et bien au delà des murailles. Elle vit la troupe de troubadours s’affairer et au loin, un grand nuage de fumée annonçant l’arrivée d’un autre groupe d’invités. Malgré la forêt environnante, elle vit leur bannière flotter au loin, c’était celle de son futur époux, celui qu’elle devrait désigner devant des centaines de personnes. Elle les observa jusqu’à ce qu’elle puisse entrevoir le comte. A ce moment là, elle crut devenir folle. Jamais, Ô grand jamais elle n’épouserait cet homme-là ! Elle bouillonnait de l’intérieur comme jamais cela ne lui était arrivé. 

Son regard se posa alors sur la troupe en contrebas. Elle enviait leur liberté, leurs voyages et leurs histoires. Au moins avaient-ils la vie belle eux. Elle songea que peut-être auraient-ils voulu de sa vie à elle, plutôt que de vivre de spectacle et les jours maigres, de mendicité. Mais cela ne la découragerait pas, se dit-elle. Sa décision était prise, elle ferait tout avant ce soir, pour ne pas assister à des fiançailles arrangées et un bal de duperies.

 

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Héric se préparait pour son tour de jonglage lorsque l’un de ses acolytes l’accosta.

 

    « Hey ! Héric ! Tu es assez échauffé mon grand ! Je vois bien que tu es inquiet pour ce soir. T’en fais pas va ! On est déjà venus ici, tu te souviens ? Les gens sont très sympathiques en comparaison à d’autres bals qu’on a pu animer. »

    « Oui, oui, je sais Bertrand, mais tu sais bien que je suis pareil à chaque représentation. Et puis, je ne vais pas leur servir la même chose que la dernière fois, ils trouveraient ça un peu gonflé je pense ! Et toi ? Tes histoires et tes chansons sont prêtes ? »

    « Ouais, tout est prêt ! »

    « Au fait, gars ! Tu dis qu’ils sont sympathiques, mais tu sais ce que je pense des nobles…Méfie-toi, ils sont gentils jusqu’au moment où on se mêle de leurs affaires…Alors, chuuutt….. », fit Héric, le doigt en travers de sa bouche.

 

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            Tout était prêt dans la salle principale pour accueillir les invités. Les chambres étaient toutes remplies et l’impatience se faisait sentir dans les chambres et les couloirs. En cuisine, les gens s’affairaient pour terminer les derniers préparatifs. Tout devait être parfait, avait dit le Duc.

 

    « ALIX ! »

 

La jeune fille leva les yeux au ciel et se retourna en direction de son père.

 

    « Mais, mais…Tu n’es toujours pas prête ? Ta dame de compagnie vient de me dire que tu ne veux pas l’écouter. »

    « C’est une sotte et tu le sais autant que moi, elle veut me faire mettre l’horrible robe que l’on avait éliminé au début… »

    « Arrête tes simagrées ma fille ! Les invités t’attendent dans la grande salle. Je veux te voir descendre le plus vite possible. Je vais essayer de meubler l’attente avec les saltimbanques. Gare à toi si tu mets trop de temps. »

 

Alix attendit que son père ait quitté sa chambre pour en fermer la porte à clé et souffler un coup. Heureusement que sa dame l’avait prévenue de l’arrivée de son père, sinon il l’aurait prise en flagrant délit de fuite. Mais maintenant, comment faire ?

 

« Tant pis ! Je vais descendre et je trouverais une parade en milieu de soirée… »

 

Elle s’habilla le plus rapidement possible et alla se présenter à la porte de la grande salle. Elle entendit la musique depuis le couloir et pensa que les invités, eux au moins, allaient passer une agréable soirée.

            Elle fit son entrée au milieu des applaudissements et des cris d’admiration. « Comme si j’étais une princesse…», songea-t-elle. Elle jeta à peine un regard aux seigneurs et aux chevaliers présents à la table et pris place à côté de son père. Le repas continua ainsi, sans décrocher un mot de trop et sans sourire. Le Comte Benoît tenta même une approche mais sans résultat.

            Elle sentait aussi petit à petit la colère de son père à ses côtés. Il n’appréciait pas son attitude et lui faisait sentir. Mais pour elle, l’inquiétude montait au fur et à mesure que l’heure de la désignation du promis arrivait.

 

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            Héric n’avait jamais vu pareil festin et pareille fête. A croire que le Duc avait mis toute sa richesse dans ce bal. L’heure de l’annonce arrivait à grand pas ainsi que sa propre prestation. Une chose par contre l’avait interloqué : le manque d’engouement de la jeune duchesse. Certes, les mariages de nobliaux étaient plus souvent arrangés que d’amour, comme il pouvait les raconter dans ses chansons ou ses spectacles. Mais rarement les damoiselles étaient en tel désaccord avec le puissant père.

 

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            L’annonce a été faite. Alix venait d’être promise à un homme qui ne savait pas mordre dans sa viande sans en mettre sur sa tunique et qui s’amusait à reluquer sous les jupons des servantes et autres damoiselles présentes. Comble du désespoir,  il s’amusait en permanence à planter son couteau près de son verre, ce qui produisait, à la longue, un bruit plus que dérangeant.

            Après la première danse, Alix profita d’un peu de répit pour aller prendre l’air dans la cour. Elle entendait la musique au loin, peut être la dernière fois qu’elle pourrait le faire de si près. Car elle avait pris sa décision. Ce soir serait le dernier dans cette demeure. Elle avait déjà tout préparé avant de descendre tantôt. La lettre reposait encore sur sa commode, signé et cacheté à l’intention de son père. Elle avait tout prévu…enfin elle espérait.

 

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            Le Comte Benoît tournait en rond depuis un bon moment lorsque le Duc vint s’inquiéter auprès de lui.

 

    « Que vous arrive-t-il mon brave ? »

    « Je cherche votre fille, pardi ! Impossible de la trouver depuis la deuxième danse ! »

    « Oh ! Vous savez comment sont les filles de son âge, sûrement en train de se refaire une beauté avant la prochaine danse et la suite du repas. Le dessert n’est pas encore servi, et je sais que Alix raffole des desserts sucrés de notre cuisinier. »

    « Vous avez sûrement raison cher Duc, je vais inviter une de ses donzelles à danser. Cela m’occupera en attendant ma chère et belle promise… »

 

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            Tout le château était éclairé. Des serviteurs courraient de ci de là, à la recherche de la jeune Alix. Le Duc furieux, avaient renvoyé la majeure partie des invités ne logeant pas ici et conseillé aux autres de retourner dans leurs appartements en attendant la suite des évènements. Le jeune femme était introuvable et le Duc était entré dans une colère noire. Il avait retrouvé un mot dans ses appartements. Après cela, il ne pouvait même plus faire croire à un enlèvement.

 

 

Cher Père,

 

Ne doutez point du respect que j’ai pour vous. Mais ceci était à prévoir si vous me connaissiez un tant soit peu. Vous m’avez enlevé ma liberté, vous m’avez obligé à choisir un prétendant qui vous arrangeait. Alors ne vous étonnez pas de ma disparition.

Comment vivre sans le plaisir de me sentir libre et de m’abandonner totalement aux occupations qui me tiennent à cœur ? Je ne le puis.

Vous trouverez sûrement le box de mon étalon vide, j’ai en effet emprunté la voie équestre afin de m’éloigner le plus possible de ma prison.

Ne cherchez pas à savoir où je suis partie, je ne le sais moi-même pas encore. Je vous ai laissé mes effets personnels, je pense que vous pourrez en tirer un très bon prix chez quelques revendeurs aux griffes acérées.

Je vous fais mes adieux et espère ne pas vous apportez trop d’embarras auprès de nos invités. Expliquez leur que je suis une mauvaise fille capricieuse, comme toute jeune femme de noble lignée et que je n’en fais qu’à ma tête. Cela les rassurera sur la raison de mon départ. Après tout, n’est-ce pas la vraie raison ?

 

Je vous envoie toutes mes salutations.

 

Alix.

 

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Bertrand fit une pause, son public en haleine. Il but une gorgée d’hydromel et reprit la fin de son récit.

 

Messires, que croyez-vous qu’il est arrivé à cette jeune donzelle ? Et vous mes Dames ? Et bien sachez que beaucoup de rumeurs circulent encore sur cette aventure. Le Duc voit arriver des gens du peuple par dizaine, qui, espérant recevoir la récompense, raconte qu’ils l’ont vu passer par leur village…ttttttt….foutaises que tout cela ! N’espérez pas la retrouver, elle ne fait plus partie de ce monde…Elle ère dans le monde des contes à présent et n’en ressortira plus…Allez, pour la clôture de l’histoire :

 

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            Le lendemain, tout le monde fit ses bagages. Les gens du Duc avaient parcouru la forêt en tout sens. Personne n’avait retrouvé sa trace. La troupe de saltimbanques repartit aussi discrètement qu’elle était arrivée. Aucun soldat ne s’inquiéta de savoir s’ils n’étaient pas en train de ramener tout le garde-manger du château. Et pourtant…toutes les troupes de théâtre ne sont pas toutes blanches, et lorsque l’on connaît ce qu’ils peuvent endurer en absence d’écus…il vaudrait mieux que les nobliaux se méfient…Ils reprirent leur route et entendirent parler encore pendant plusieurs semaines de la disparition de la jeune Alix…Personne ne l’avait trouvée, et personne ne la trouverait.

 

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A la fin de son récit, Bertrand fit une révérence à l’assistance et laissa la place sur scène à leur nouvelle jongleuse…

 


La suite vous sera servit dans quelques jours, lorsque je l'aurais écrite ! En espérant que cela vous a plu, n'hésitez pas à critiquer, en mal comme en bien, cela me fera progresser ;). Je remercie le jury de ce concours, qui m'a sélectionnée première du concours, sachant que les autres textes, certes plus courts, méritaient tout autant cette place ;)...


 


 

Par Opheliane
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Lundi 6 novembre 2006

J'avais fait ce "petit" résumé après le concours afin de l'afficher dans mon profil de personnage des Royaumes Renaissants : Bonne lecture !



Voici ce que l’histoire raconte, de rumeurs en rumeurs, de tavernes en tavernes …

 

Il était une fois (comme dans tout conte), une jeune duchesse amoureuse de la vie et de la liberté. Liberté de faire ce qu’elle a envie, au moment où elle en a envie. Liberté de parcourir les champs et les forêts à sa guise, seule ou accompagnée, et de ne revenir que quand elle le voulait bien. Elle vécut ainsi pendant plus d’une dizaine d’années, vivant avec son père, ayant perdu sa mère depuis bien des lustres.

Sauf qu’un jour vint le terrible moment de lui choisir un mari digne de ce nom. La jeune Alix, alors âgée de 16 ans, ne trouvait pas l’idée de son père à son goût et décida qu’il en serait autrement. Le soir de son bal de fiançailles, la jeune demoiselle prépara ses affaires et s’enfuit après les premières danses.

 

Elle fut cherchée dans tout le château et ses environs, tous les serviteurs cherchant la moindre trace de son cheval ou de ses petits pieds dans le sol alentour.  Mais la belle Alix était beaucoup plus maligne.

 

Personne ne la revue pourtant, et une autre fit son apparition. Nous continuerons à l’appeler Alix, afin de ne pas dévoiler son prénom d’emprunt du moment. La troupe de saltimbanques invitée par le Duc, par contre, s’était bien remplie les poches lors de la panique.  Et c’est lors de leurs réjouissances quelques jours de marche plus tard, qu’ils s’aperçurent de la présence de leur nouvelle passagère. Ils lui apprirent tout ce qu’ils pouvaient : Le jonglage, le théâtre, les acrobaties et même à se battre…Et elle excellait en plus. Mais ce qu’elle ne savait pas encore, c’était que la gourmandise et l’envie était très difficile à retenir.

 

A chacune de leur représentation, et surtout au sein des plus grandes familles, un de la troupe se détachait pour aller explorer les chambres et les cuisines de la demeure. Au fur et à mesure, l’un après l’autre, ils allaient chercher ce qui leur convenait et l’entreposait dans leur tonneau ou sous des couvertures. Puis ils repartaient sans même être inquiétés, souvent très tard dans la nuit.

 

Alix, de son premier prénom, ne se doutant de rien au départ, leur fournissait un bon alibi. Jusqu’à ce qu’elle les découvre et fasse elle aussi partit de leurs manœuvres. Petit à petit, elle apprit à se faire de plus en plus discrète et c’était même elle qui s’en occupait la plupart du temps. Chose qui arrangeait bien la troupe mais qui préférait se taire et la laisser faire, trop naïve qu’elle était à l’époque.

 

Sauf que, même si on en a assez, on en veut encore…Jusqu’à faire la même chose sur les routes, mais cette fois par la force des armes. Vu qu’ils s’entrainaient durement la plupart du temps et qu’ils étaient doués d’une bonne agilité et d’une bonne souplesse, la plupart des guet-apens se déroulaient sans problème. De plus, leur costumes divers et variés leur permettaient de ne jamais se faire reconnaitre. Grâce à ses beaux atours, Alix jouait un rôle primordiale dans les embuscades. Je vous laisse deviner la suite…

 

Puis les années ont passés, et Alix sentit son cœur battre de plus en plus fort pour le bel Héric. D’ailleurs, elle s’en mordit les doigts beaucoup plus tard. Il se servit alors d’elle et de son amourette pour lui faire faire des tas de choses, toutes pas très honnêtes, tout en continuant les spectacles à droite à gauche. Au départ, ravie de pouvoir porter à nouveau de belles toilettes, la jeune fille ne se faisait pas de souci quant à l’honnêteté de leurs actes. Elles savaient bien sûr que cela était illégal, mais pour elle, ils étaient si bons qu’ils ne se feraient jamais attrapés.

 

C’était sans compter sur la trahison. Elle était bien jeune d’ailleurs pour savoir que cela pouvait exister. Mais elle l’apprit à ses dépends et par la personne la plus proche : Héric.

 

Lors d’une prise par les autorités alors qu’elle s’était absentée, le bel amant en profita pour l’accuser des pires maux.  Et la troupe le suivit dans son témoignage. Les marchandises que les soldats trouvèrent lui appartenaient et personne n’était au courant. Lorsqu’elle voulut revenir au campement, elle les découvrit en train de l’attendre. Elle se dissimula dans les environs, attendant patiemment la nuit, puis se faufila pour prendre plusieurs affaires et partit sur les routes, seule…

 

Sa description fit le tour des villages alentour et elle dut se nourrir par ses propres moyens ou alors se cacher afin d’aller chaparder sur quelques étalages de marchand. Ce n’est que plusieurs mois plus tard, pensant être tranquille, qu’elle se décida de rester à la même place. Elle choisit Montluçon et le prénom d’Opheliane et jusqu’à ce jour, essaye de survivre à ses souvenirs et à sa haine…




La version plus romancée : Entre liberté et contraites : http://opheliane.over-blog.com/article-3753180.html
Par Opheliane
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Mardi 14 novembre 2006
...créations de ces derniers jours. Ils sont inspirés de mon personnage des Royaumes Renaissants et de ce qu'elle vit en ce moment. Mon personnage étant assez particulier, les poèmes ne sont pas d'une grande joie mais non plus fait de grande tristesse !!

Bonne Lecture !




Jamais je n'aurais voulu
Etre ainsi mise à nue
Jamais je n'aurais cru
Pouvoir ainsi tomber des nues.

Il a su rouvrir des cicatrices
Celles enfouies depuis trop longtemps
Il a su respecter mes indices
Et ne pas me brusquer en si peu de temps.

Jamais je n'aurais su
Ce que vraiment je ressent
Jamais je n'aurais cru
Qu'il puisse rester du sang.

Ce sang tellement versé
bien autant que des larmes.
Un sang souillant encore mes lames,
et des larmes enfin séchées.

Faites qu'il ne parte au loin,
Peut être est-il en chemin,
Pour partager mon malheur,
Pour tenter de croire au bonheur....




Lunaire


Je suis là où la Lune prend son essor
La où elle se reflète, à l'infini.
Lèves la tête, cela suffit
A y voir de beaux reflets d'or.

Pourquoi ne pas faire un pas
Comment le rendre plus facile ?
Car je me suis promis de ne pas
Me montrer aussi fragile.

Peux-tu comprendre ma décision ?
Alors que tu sembles plein d'émotion.
Je me suis interdit de montrer les miennes
Et ne sais pas si elles seront tiennes.

Je suis là où la Lune prend son essor
Là où elle se refléte, à l'infini.
Lève la tête, cela suffit
A y voir de beaux reflets d'or.

Le soleil m'éblouie depuis toujours
Tout comme ce qu'on appelle l'amour
Je ne peux plus l'observer de face
Sans que je ne sente mon coeur de glace.

Si jamais un jour il ne fond
Penses à en recueillir les sons
Qui parfois ne font que vibrer
Alors qu'ils souhaiteraient chanter.

Je suis là où la Lune prend son essor
Là où elle se refléte, à l'infini.
Lève la tête, cela suffit
A y voir de beaux reflets d'or.

Par Opheliane
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